La Fédération anglaise de football (FA) devrait retirer son soutien à la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Cette décision intervient après l’abandon par Infantino d’un projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. L’élection est prévue pour mars 2027.
Selon des informations, la FA s’apprête à envoyer un courrier pour officialiser ce retrait. Elle deviendrait ainsi la deuxième fédération à agir de la sorte, la Fédération galloise (FAW) ayant déjà annoncé qu’elle ne soutiendrait plus le dirigeant italo-suisse. La FAW a cité des « récents échecs en matière de bonne gouvernance, de processus, de leadership, de valeurs, de gestion des parties prenantes, de communications et de jugement sain » comme raisons de sa perte de confiance.
Contestation européenne et implication politique
La position de l’Europe reste claire face à la direction de la FIFA. La semaine précédente, l’UEFA et ses 55 fédérations membres avaient menacé de boycotter les compétitions organisées par la FIFA, y compris la Coupe du monde, si le projet d’Infantino se concrétisait. L’UEFA a également sommé Infantino de démissionner ou de faire face à une motion de défiance, le menaçant de poursuites judiciaires.
Le projet abandonné de création d’une société commerciale regroupant les principaux actifs économiques de la FIFA, dont la Coupe du monde, a suscité une large contestation dans le monde du football. Cette polémique a également attiré l’attention de dirigeants politiques.
En France, le président Emmanuel Macron s’est impliqué en coulisses pour s’opposer au projet de Gianni Infantino. L’Élysée a indiqué que le président défend « l’unité du football mondial et une certaine idée du sport et du jeu qui ne doivent pas être soumis aux seules logiques marchandes ». Macron aurait eu des entretiens téléphoniques, y compris avec Infantino, pour souligner la « nécessité de l’unité du football mondial ».
La France soutient pleinement la ligne de l’UEFA et de son président, Aleksander Ceferin, qui s’est opposé à Infantino. Un proche du chef de l’État a confirmé le soutien de la France à Ceferin. Le président de l’UEFA a publié un communiqué affirmant qu’Infantino avait « perdu la confiance » de l’UEFA en proposant un « projet opaque et minable ».
Conséquences pour la réélection
Bien que plus de 200 fédérations aient initialement soutenu Infantino à la mi-juillet en vue de sa réélection, l’abandon de son projet commercial pourrait entraîner un effet domino. La décision de la FA et de la FAW de retirer leur soutien est un indicateur de la pression croissante sur le président de la FIFA.
La position de la France sera particulièrement observée à l’approche du congrès électif de la FIFA en mars 2027. L’Élysée a affirmé qu’elle « continuera en tout cas de suivre ce sujet avec la plus grande attention ».
La contestation autour de Gianni Infantino s’intensifie, notamment en Europe, où l’UEFA a clairement exprimé son opposition et sa méfiance envers le dirigeant de la FIFA.

Le président de la FIFA est candidat à sa propre succession lors du congrès électif de mars 2027.
Source: lequipe.fr