Soutien unanime de la CAF
Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino. Cette décision intervient après que le dirigeant a présenté des excuses concernant un projet d’ouverture à des investisseurs privés. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que le mea culpa d’Infantino a été « accueilli favorablement » par la confédération.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion, la CAF a également souligné que « le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence est essentiel et non négociable ». Ce soutien de la CAF contraste avec les positions d’autres confédérations, telles que l’UEFA et la Concacaf, qui avaient appelé à l’abandon du projet d’Infantino.
Réunion de crise et versement de fonds
La confirmation du soutien de la CAF fait suite à une période de critiques envers la gestion de la FIFA par Gianni Infantino. Le président de la FIFA avait convoqué une réunion de crise à Rabat, au Maroc, après des accusations formulées par le prince Ali ben Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football.
Le prince Ali ben Al Hussein, ancien rival d’Infantino pour la présidence de la FIFA en 2016, avait critiqué la direction de l’instance, l’accusant de « chantage ». Il avait notamment mentionné que la FIFA aurait refusé d’aider sa fédération sur diverses questions, et qu’il lui aurait été dit oralement, pendant la Coupe du monde, qu’un soutien à Infantino « contribuerait grandement à aider notre fédération ».
Deux jours après ces accusations, la FIFA aurait procédé au versement de fonds promis à la Fédération jordanienne. Ces fonds étaient dus aux joueurs et au personnel pour leur participation à la finale de la Coupe arabe en décembre, et auraient dû être versés huit mois auparavant. Le prince Ali a exprimé sa gratitude envers l’administration de la FIFA pour la livraison « soudaine » de ces fonds.

Préoccupations persistantes de la Fédération jordanienne
Malgré le versement des fonds, la Fédération jordanienne maintient ses « sérieuses préoccupations sur la gouvernance de la FIFA ». Le prince Ali ben Al Hussein a déclaré que, bien que cet argent soit le bienvenu pour le développement des joueurs, cela ne change rien aux problèmes de gouvernance ni au traitement antérieur de sa fédération.
Il avait précédemment dénoncé des problèmes de visa et les conditions d’accueil de sa sélection aux États-Unis, où elle a été éliminée en phase de poules du mondial. Le prince Ali a souligné que ces difficultés sont souvent liées aux élections à la présidence de la FIFA.
La Fédération jordanienne a clairement indiqué qu’elle ne soutiendra pas le président Infantino et ne votera pas pour lui lors du prochain Congrès de la FIFA, qui pourrait se tenir en mars à Rabat, au Maroc. Le prince Ali a affirmé que rien ne changera sa position concernant la gouvernance de la FIFA.
Le communiqué de la FIFA, publié après la réunion de crise, contenait des excuses pour le projet de société commerciale de son président. Gianni Infantino était présent à la finale de la Coupe arabe au Qatar, un pays sur le soutien duquel il peut toujours compter.
La position de la Fédération jordanienne met en lumière les tensions persistantes autour de la direction de la FIFA, malgré le soutien unanime exprimé par la CAF.
Source: lequipe.fr