Pression accrue sur le président de la FIFA
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une pression continue de la part de plusieurs confédérations majeures. Les confédérations européenne (UEFA), asiatique (AFC) et nord-américaine (Concacaf) ont de nouveau exprimé leur opposition, le poussant vers la sortie. Malgré cette situation, Gianni Infantino maintient sa position.
Cette fronde s’est manifestée par une lettre ouverte conjointe, publiée un lundi matin, ciblant directement le président de la FIFA. Les trois confédérations, désormais ouvertement en conflit avec Gianni Infantino, ont signé cette lettre, destinée à la « famille du football ». Elle met en lumière un projet controversé de vente de parts de la Coupe du monde via une société commerciale.
Selon les confédérations, la confiance a été « brisée par la tromperie ». Elles reprochent à Gianni Infantino de ne pas avoir reconnu que l’idée de son projet était mauvaise, même après s’être excusé et avoir abandonné le projet face au tollé général. Ces événements surviennent après une période où Gianni Infantino s’était réfugié dans le silence au plus fort de la tempête médiatique, avant de reprendre ses fonctions présidentielles.
Le rôle d’Aleksander Ceferin dans l’opposition
Au cœur de cette opposition se trouve Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA. Décrit comme un fervent opposant à Gianni Infantino et un pourfendeur de la Superligue, Aleksander Ceferin a étendu son influence au fil des ans pour devenir une figure clé du contre-pouvoir face à la FIFA.

L’ancien avocat slovène est à la tête du football européen depuis dix ans. Né à Ljubljana en 1967, Aleksander Ceferin a une histoire personnelle marquée par les événements de l’ex-Yougoslavie. Il se souvient notamment d’un soir de 1991 où il a appris le début de la guerre, cinq ans après son service militaire.
Dans un podcast avec l’ancien footballeur anglais Gary Neville en 2023, Aleksander Ceferin a raconté que la guerre en Slovénie n’avait duré que 10 jours. Son expérience personnelle rend difficile pour lui d’utiliser le mot « guerre » pour décrire la fronde qu’il mène contre Gianni Infantino. Le projet d’investissements privés de Gianni Infantino à la fédération internationale a été avorté en grande partie à cause de l’opposition des confédérations, notamment celle menée par Aleksander Ceferin.
Les enjeux de la confrontation
La confrontation entre Gianni Infantino et les confédérations européenne, asiatique et nord-américaine met en lumière des divergences profondes sur la gouvernance du football mondial. Les confédérations estiment que le projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés n’était pas dans l’intérêt du football.
La lettre ouverte des trois confédérations souligne leur détermination à maintenir la pression sur Gianni Infantino. Elles insistent sur le fait que la langueur du mois d’août ne fera pas faiblir leur opposition. Cette situation place Gianni Infantino dans une position de plus en plus délicate, malgré sa résistance affichée.
La critique principale porte sur la perception d’une tromperie et d’un manque de reconnaissance de la part du président de la FIFA concernant la nature problématique de son projet. Les confédérations continuent de le pousser vers la démission, affirmant que la confiance est brisée.
Source: lequipe.fr